Mais quel est le sens profond de ce rituel? Que représente la sainte cène  pour moi aujourd’hui? Est-ce une simple formalité, un programme spécial qu’on essaie de mettre en place tout le trimestre ? Est-ce par habitude que je prends part à cette table? Ou est-ce que je participe à ce rituel parce que j’ai une signification spirituelle à lui donner?

Parfois même, on participe à cette table pour des mauvaises raisons. Pour certains, ils participent à cette cérémonie en fonction de leur humeur spirituelle. Ils pensent qu’ils n’ont pas trop péché la semaine précèdent la sainte cène donc ils peuvent y participer.

Pour d’autres, c’est par peur d’être jugé par les autres qu’ils y participent. Si je ne participe pas, les gens vont croire que j’ai un problème spirituel ou ils vont croire que j’ai péché.

Il arrive aussi qu’on ne souhaite pas y participer parce qu’on se sent indigne de boire de cette coupe et de manger de ce pain.

Mais qu’est-ce que la sainte cène et l’ablution des pieds représente-t-elle vraiment ? Sur qui devrais-je fixer le regard pendant cette cérémonie?   Est-ce sur les autres ? Plus précisément sur leurs pieds que je vais devoir laver ? Est-ce sur le pain que je ne juge pas assez gros ? Ou encore sur la coupe qu’on juge trop petite ? Est-ce sur moi-même, sur mes pieds bien lavé, sur mes beaux ongles bien coupés et bien limés ? Ou est-ce plutôt sur Christ, sur ce qu’il a réalisé pour moi sur la croix ?

Sur qui devrai-je fixer le regard ?

Le Nouveau Testament nous rapporte que le Christ lui-même a institué la sainte cène au cours de la fête des pains sans levain là où l’on devait tuer l’agneau de la pâque. Cette fête était en elle-même, la commémoration de la délivrance du peuple d'Israël de l'esclavage en Égypte.

C’était donc dans ce contexte de commémoration et de libération que Jésus a voulu instituer la Sainte-Cène.

De même que l’agneau pascal rappelle au peuple hébreu sa délivrance de l’Egypte,le rite de la sainte cène a été donné à l’église pour commémorer la grande délivrance acquise par la mort du Christ.

La sainte cène Elle nous rappelle qu’il y a deux mille ans de cela, un homme nommé le Christ s’est offert en sacrifice pour mon salut et pour le pardon de mes iniquités.

La cène nous rappelle qu’un Dieu d’amour s’est offert en sacrifice pour que nous puisse être justifié et sauvé par la foi à travers cet acte d’amour.

De par ce sacrifice et cette victoire sur la croix, le rituel de la sainte cène oriente mon regard vers le Christ et sur moi-même.    

Dans 1 Cor 11 :26 l’apôtre Paul nous dit qu’à chaque fois que vous mangez de ce pain et que vous buvez de cette coupe, vous annoncez la mort du Seigneur, et ceci jusqu’à son retour ».

A chaque fois que nous buvons de cette coupe, à chaque fois que nous mangeons de ce pain, j’annonce que le Christ fut mourut pour moi, qu’il s’est charge de mes culpabilités, qu’il s’est brisé pour mes fautes, qu’il a souffert pour moi. A chaque fois que je prends la cène, j’annonce avec foi que le Christ est mon sauveur personnel.    

IL est donc important de saisir le sens profond de la sainte cène pour pouvoir nous inscrire dans cette démarche de foi. Dans cette démarche de communion avec le Christ. Prendre la sainte cène est un acte de foi. Nous professons notre foi en Christ en prenant ce pain, qui représente son corps, et en buvant de ce jus de raisin, qui représente son sang versé pour nous en vue de notre délivrance.

Alors prendre la sainte cène pour moi aujourd’hui, c’est déclarer que j’accepter par la foi d’être pardonné mais aussi j’accepte de pardonner ce avec qui j’ai de différend. De par cette réalité, la sainte cène n’est pas une simple formalité, elle n’est pas non plus une simple habitude. Elle est un renouveau les amis. La sainte cène exprime le fait que par le sacrifice du Christ sur la croix, on est en paix avec Dieu. Elle exprime l’assurance du pardon que je reçois de Dieu. Et en participant à la cène, Dieu m’invite de faire de même avec mes frères et sœurs de l’église. Elle m’invite à prendre un nouveau départ avec eux.

Prendre la sainte cène, c’est tout aussi professer son appartenance à Dieu et que l’on veut s’inscrire dans cette démarche de pardon, de compassion et d’amour.

Prendre la sainte cène, c’est aussi se rappeler du fondement de notre salut : Christ est mort, et a versé son sang et a livré son corps au supplice de la croix, pour accomplir l’expiation de nos iniquités.

Prendre la sainte cène, c’est tout simplement être reconnaissant de ce que le Christ a réalisé pour nous sur la croix.

Il convient donc, frères et sœurs de participer à la sainte cène dans un esprit de grande reconnaissance envers le Fils ; lui qui, par son sacrifice, nous a donné la possibilité d’être sauvé et d’être pardonné.      

IL ne s’agit donc pas ici de manger pour manger ou de boire pour boire ou de participer pour ne pas être exclus mais de saisir le sens profond et la valeur de l’amour de Dieu manifesté sur la croix pour chacun d’entre nous ici présent ce matin.

Aussi, Il ne s’agit pas seulement de laver les pieds des autres pour leur enlever la poussière du voyage d’autant plus ils ne sont pas vraiment sales, mais de saisir la profondeur de cette humilité qui était en Christ afin que nous soyons disposés à servir nos frères et sœurs.

La notion de réconciliation est un thème dominant du sacrifice du Christ sur la croix. Car c’est par ce sacrifice volontaire du christ que nous avons obtenu la réconciliation. Dans Romains 5.10-11.

Et si par la croix, nous sommes réconcilié avec Dieu, à combien plus forte raison nous ne devrions pas nous aussi, nous réconcilié avec nos frères et sœurs de l’église.

A travers cette communion, Dieu nous invite à nous inscrire aussi dans cette dynamique de réconciliation, dans cette dynamique de pardon afin que ce rituel de la sainte cène qui témoigne du pardon de Dieu ne soit pas une simple formalité mais qu’il puisse témoigner dans notre vie que l’on veut marcher selon la volonté du Christ.

Participer à la table du Seigneur est donc, en quelque sorte, un témoignage du fait que l’on veut marcher avec Christ.

Pour conclure ce message, je vous invite à prendre avec moi le texte de 1 Cor 11. 27-29.  

Amen !!!!    

 

Bénédiction :

1 Thessaloniciens 5.23 «  Que le Dieu de paix vous sanctifie lui-même tout entier, et que tout votre être, l’esprit, l’âme et le corps, soient conservés irrépréhensibles, lors de l’avènement de votre seigneur Jésus Christ ».