Nous savons et nous disons que la fin des temps est proche, nous espérons tous voir notre Seigneur et Sauveur, Jésus-Christ, apparaître dans toute sa gloire, sur les nuées célestes avec ses myriades d'anges et poser son regard débordant d'amour et de compassion sur chacun de nous.
Et cela serait vraiment dommage après avoir tant souffert et tant espéré de devoir rester aux portes de la délivrance.

Mais dans cette espérance que nous partageons nous voyons des gens venir troubler nos assemblées avec des doctrines pernicieuses quant à la question du salut.
Nous sommes déjà sauvés, car Jésus-Christ a donné son sang pour chacun de nous et que par conséquent nous n'avons plus à nous préoccuper des prophéties, des lois et des derniers avertissements vivons tranquille, mangeons, buvons, festoyons, Dieu seul s'occupe de tout, voici certains des propos que nous entendons.


Permettez-moi de vous inviter à bien reconsidérer la question du salut.
Quelles sont les limites de la grâce de Dieu, quant au salut qu'il nous offre?
Ce salut est-il conditionnel ou inconditionnel?
Quelle est notre part dans cette affaire, devons-nous, nous contenter de suivre ?

C'est à la lumière du texte qui vient d'être lu que la bible apporte sa réponse sur ces questions :

Exode 14:13,14
Ne craignez rien, restez en place, et regardez la délivrance que l’Eternel va vous accorder en ce jour ; car les Egyptiens que vous voyez aujourd’hui, vous ne les verrez plus jamais. L’Eternel combattra pour vous; et vous, gardez le silence.


Dieu par des prodiges et par des miracles par l'intermédiaire de Moïse, a conduit les enfants d'Israël hors de l’Egypte. Et la grande multitude que représente le peuple, se trouve après quelques jours de marche arrêtée entre une chaîne montagneuse et un bras de la mer rouge, impossible à franchir.

Soudain le peuple aperçoit dans l'horizon du désert le scintillement des chars de l'armée égyptienne.
Alors le peuple saisit d'une grande frayeur entre dans une clameur commence à gesticuler, à se disperser et à apostasier.
«  N’y avait-il pas des sépulcres en Egypte, sans qu’il fût besoin de nous mener mourir au désert ?
Que nous as-tu fait en nous faisant sortir d’Egypte ?
N’est-ce pas là ce que nous te disions en Egypte :
Laisse-nous servir les Egyptiens, car nous aimons mieux servir les Egyptiens que de mourir au désert ? »

Devant cette déclaration, Moïse consterné, prend la Parole et s'exprime en ces mots :

Ne craignez rien, restez en place, et regardez la délivrance que l’Eternel va vous accorder en ce jour; car les Egyptiens que vous voyez aujourd’hui, vous ne les verrez plus jamais.
L’Eternel combattra pour vous ; et vous, gardez le silence.


Nous disons donc que Moïse est consterné devant cette déclaration comment un peuple a qui Dieu a fait tant de grâce, est-il arrivé à tenir de tels propos pour ce peuple Dieu s'est révélé sous son nom que leurs pères n'ont pas connu « l'Eternel », pour ce peuple Dieu a terrassé toutes les idoles égyptiennes et humilié le puissant pharaon et sa nation.

Pour ce peuple que Dieu a pourvu à l'agneau afin que l'épée de l'ange destructeur se détourne d'Israël.

Dieu fit alliance avec ce peuple en offrant la Pâque,

Dieu conduisit et protégea ce peuple de la chaleur du jour par une nuée et de l'obscurité de la nuit par une colonne de feu

Comment ce peuple est-il arrivé à faire une telle déclaration ?

Il y a dans la déclaration que fait le peuple quelque chose qui doit retenir notre attention parce qu'ici est mis en évidence un des principes fondamentaux de la bible.

Le peuple dit  « Nous aimons mieux servir les égyptiens que de mourir au désert » à première vu cette parole est compréhensible on peut légitimement croire que la servitude vaut mieux que la mort, seulement cette servitude que souhaite le peuple implique aussi l'adoration.
En d'autres mots le peuple dit à Moïse qu'ils pouvaient tranquillement continuer à adorer les divinités égyptiennes et adorer dans le même temps, le Dieu Créateur du ciel de la terre de la mer et de toutes choses.
Mais Jésus-Christ de nous rappeler ce principe fondamental en Matthieu 6:24 que « Nul ne peut servir deux maîtres. Car, ou il haïra l’un, et aimera l’autre ; ou il s’attachera à l’un, et méprisera l’autre. Vous ne pouvez servir Dieu et Mammon. »

Nous ne pouvons pas servir Dieu et le monde ! C’est impossible

Cette déclaration symptomatique de l'état spirituel du peuple, met en lumière la véritable cause du mal qui le touche. Outre la peur de mourir par la main des égyptiens, les 400 ans d'une dure et cruelle servitude, ont eu raison de son intégrité.


Le peuple que nous voyons ici n'est que l'ombre de lui-même, ce n'est plus l'Israël du temps de Jacob
La promesse perpétuée de génération en génération depuis le temps d’Abraham, s'est en partie dissipée.
Même les ossements de joseph ne sont plus un témoignage suffisant.

Ce peuple au contact des divinités égyptiennes et de ses nombreuses idoles aveuglé par la souffrance, a perdu sa culture, sa connaissance, son identité, ses croyances et même son espérance, ce peuple est devenu incrédule et peureux.

Mais il y a une énorme différence entre l'attitude de Moïse et celle du peuple et le mystère de cette différence est qu'au contact et au service de ce Dieu, le Dieu d'Abraham d'Isaac et de Jacob, Moïse a été transformé.

Il y a dans cette transformation quelque chose de miraculeux et qui est lié à la nature même de Dieu.
Moïse le solitaire, le peureux, le timide, celui qui comme le dit le texte, a mis Dieu en colère à cause de son manque de courage et de ses contestations incessantes, Moïse est devenu un leader  charismatique, courageux et plein d'intérêt pour ce peuple.

Et la bonne nouvelle pour nous, est que Dieu est capable de réaliser en chacun de nous, cette même transformation spectaculaire.
Quelques soient nos défauts, nos histoires et nos péchés, Dieu est capable de nous transformer nous aussi en de courageux et vertueux serviteurs remplis d'Esprit-Saint et de foi pour l'avancement de son œuvre.


Malgré le manque de foi évident du peuple, il est néanmoins possible qu’au sortir de l’Egypte, il se soit crut sauver.
Après tout comme le dit le texte il est sorti le bras levé, c’est-à-dire ouvertement, librement.
De plus les égyptiens les ont eux même poussés dehors par des dons et des offrandes de grandes valeurs, et le plus important, c’est qu'ils ont été affranchis par le sang de l'agneau immolé.
Alors c'est légitime que ce peuple se soit crut sauver.
Mais permettez-moi de vous dire que si l'Eternel s'était uniquement contenté de faire sortir son peuple et puis l'avait livré à son propre sort pas une seule brebis d'Israël n'eut survécu au désert, de même, pour nous aujourd'hui si l'œuvre de Dieu s'était arrêtée à la croix, aucun de nous ne serait là aujourd'hui pour témoigner de cette œuvre.

Là où des faux prophètes tendent à nous faire croire que la croix est la fin de la course Chrétienne, la bible nous enseigne que La croix ne marque pas la fin de la course Chrétienne, mais qu'elle marque le début.

Et le projet que Dieu a pour son peuple est très clair :

Exode 6:5 à 7
5 J’ai entendu les gémissements des enfants d’Israël, que les Egyptiens tiennent dans la servitude, et je me suis souvenu de mon alliance.
6 C’est pourquoi dis aux enfants d’Israël : Je suis l’Eternel, je vous affranchirai des travaux dont vous chargent les Egyptiens, je vous délivrerai de leur servitude, et je vous sauverai à bras étendu et par de grands jugements.{* }
7 Je vous prendrai pour mon peuple, je serai votre Dieu, et vous saurez que c’est moi, l’Eternel, votre Dieu, qui vous affranchis des travaux dont vous chargent les Egyptiens.
Dieu a répétée sans cesse depuis le début du livre de l'exode jusqu'au moment où cette sortie est effective sa volonté de voir son peuple sortir de l’Egypte, pour le servir or l'expression faire sortir de ou laisse aller mon peuple, est la définition même du mot église.

Le peuple qui a été appelé à se rassembler en dehors de l’Egypte, pour servir Dieu, est donc l'église de Dieu et aussi son enfant légitime, qu’il a gracieusement racheté au prix du sang de notre bien-aimé Sauveur Jésus-Christ.

La bonne nouvelle est que tous ceux qui entre dans ce cortège qu'est l'Eglise, ont l'assurance d'être sauvé, mais faut-il encore y entrer et avancer avec elle jusqu'au retour de notre Seigneur et Sauveur Jésus-Christ.

C’est vrai que comme ce peuple, Dieu ne nous fera pas forcément prendre le chemin le plus court et le plus facile. D'ailleurs Jésus-Christ dira en
« Matthieu 7:13-14 : Entrez par la porte étroite. Car large est la porte, spacieux est le chemin qui mènent à la perdition, et il y en a beaucoup qui entrent par là. Mais étroite est la porte, resserré le chemin qui mènent à la vie, et il y en a peu qui les trouvent.»

L’ennemi de Dieu usera de toutes sortes d'épouvantails pour nous faire quitter ce divin itinéraire.
Mais face à tous ces épouvantails, face à toutes ses séductions, et à tous ses faux prophètes, nous serons bien inspirés d'écouter la parole de Moïse.

Ne craignez rien, restez en place, et regardez la délivrance que l’Eternel va vous accorder en ce jour ; car les égyptiens que vous voyez aujourd’hui, vous ne les verrez plus jamais.
L’Eternel combattra pour vous ; et vous, gardez le silence.
« Ne craignez rien »  au moment où la situation semble désespérée.
Dieu a d'abord une Parole de consolation pour ses enfants.
De même que nous chérissons nos enfants quand ils tombent ou se blessent,
Dieu nous chéris face à nos épouvantails.

Les moqueries que vous subissez à cause de votre foi, sont des épouvantails le chômage et le spectre de ne pas y arriver est un épouvantail, la pression sociale et ses nombreuses invitations sont des épouvantails.
La maladie et sa souffrance sont des épouvantails, la solitude, et la perte d'un être cher sont des épouvantails, toutes les formes de maux et de séductions sont des épouvantails que l'ennemi de Dieu sème sur notre route pour nous faire sortir de celle-ci mais face à toutes ces choses Dieu nous dit : ne craignez rien.


L'emploi du mot craindre dans la bible, est particulier
C’est un mot que nous avons parfois du mal à comprendre.
Si vous lisez attentivement la Bible, vous vous rendrez compte  qu'il est dans la plupart des cas, utilisé dans deux formes d'expression.

La première est celle que nous voyons ici, c'est la forme impérative négative ne craignez rien, ne les craignez pas, ne craignez point.
A chaque fois que ce mot est employé dans cette forme il désigne tout ce qui est opposé à Dieu et à sa volonté.
Bon nombre de combattants de Dieu lorsqu’ils ont été confrontés à des situations difficiles ont employés cette expression. Et c'est par la foi qu'ils l'ont fait.

Esaïe 35:4
Dites à ceux qui ont le cœur troublé : Prenez courage, ne craignez point ; Voici votre Dieu, la vengeance viendra, La rétribution de Dieu ; Il viendra lui-même, et vous sauvera.

Josué 10:25
Josué leur dit : Ne craignez point et ne vous effrayez point, fortifiez-vous et ayez du courage, car c’est ainsi que l’Eternel traitera tous vos ennemis contre lesquels vous combattez.

Et la deuxième forme employée, est la forme positive. Toutes les fois que la bible nous invite à craindre, c'est de Dieu qu'il s'agit.
Et Jésus-Christ de préciser cette idée en disant en  Matthieu 10:28
Ne craignez pas ceux qui tuent le corps et qui ne peuvent tuer l’âme ; craignez plutôt celui qui peut faire périr l’âme, et le corps dans la géhenne.
Dieu n'est définitivement pas l'auteur du péché.
Mais c'est avec satan que le péché a pris vit or nous savons que la peur apparaît pour la première fois dans la bible après qu’Adam eut consommé le péché : Genèse 3:10

Il répondit : J’ai entendu ta voix dans le jardin, et j’ai eu peur, parce que je suis nu, et je me suis caché.

Étant issu du péché, le mot peur ne peut donc être associé à la crainte de Dieu.
Mais c'est parce que nous reconnaissons que Dieu est unique, qu'il est tout-puissant, qu'il est créateur de toutes choses et qu'il est au-dessus de toute chose que nous le craignons , que nous l'honorons, que nous le respectons et lui rendons gloire.


Restez en place : mais comme vous le voyez dans le texte, Moïse ne s'arrête pas là, « restez en place » leur dit-il.
Que signifie restez en place pour un peuple en danger de mort ?
Nous savons que dans une guerre, celui qui se désunit a déjà perdu et les romains le savent bien.
Une armée doit rester unie c'est ce qui garantit sa force.
Mais nous avons ici une armée un peu spéciale.
Des hommes, des femmes, des vieillards, des enfants, un grand troupeau et aucun, dans cette multitude ne sait manier les armes d'ailleurs ils ne sont même pas armés.
Mais Moïse invite son peuple à combattre, à faire front avec les armes de la foi.

Quelles sont les armes de la foi ?

Éphésiens 6:11-18
11 Revêtez-vous de toutes les armes de Dieu, afin de pouvoir tenir ferme contre les ruses du diable.
12 Car nous n’avons pas à lutter contre la chair et le sang, mais contre les dominations, contre les autorités, contre les princes de ce monde de ténèbres, contre les esprits méchants dans les lieux célestes.
13 C’est pourquoi, prenez toutes les armes de Dieu, afin de pouvoir résister dans le mauvais jour, et tenir ferme après avoir tout surmonté.
14 Tenez donc ferme : ayez à vos reins la vérité pour ceinture ; revêtez la cuirasse de la justice ;
15 mettez pour chaussure à vos pieds le zèle que donne l’Evangile de paix ;
16 prenez par-dessus tout cela le bouclier de la foi, avec lequel vous pourrez éteindre tous les traits enflammés du malin ;
17 prenez aussi le casque du salut, et l’épée de l’Esprit, qui est la parole de Dieu.
18 Faites en tout temps par l’Esprit toutes sortes de prières et de supplications. Veillez à cela avec une entière persévérance, et priez pour tous les saints.

Amen

Mais dans ce combat que représente notre marche vers la sainte cité, le point culminant, le plus important de ce que nous ayons à faire se trouve dans cette dernière partie du verset : regardez la délivrance que l’Eternel va vous accorder en ce jour ;

C’est aussi ici que les faux prophètes sont confondus dans leurs mensonges si comme ils nous le disent nous n'avons plus à courir, à observer les lois
à sonder les Ecritures, si tout est déjà fait pourquoi Moïse parle-t-il encore de délivrance alors que l'agneau est déjà immolé ?

En hébreu il y a une dizaine de mots différents pour définir la délivrance.
Mais dans tous ces mots, celui qui est employé ici à une saveur spéciale.
Le mot qui est employé ici en hébreu est yeshoowa.
Ce mot en plus de définir une action, définit aussi un être céleste.
Mais quel être céleste ? Dieu ce mot qui veut dire sauveur, est aussi la traduction en hébreu du nom Jésus mais s'agit-il vraiment de notre Seigneur Jésus ?

C'est dans le nouveau testament que nous le découvrirons et vous me direz et vous aurez raison, que le nouveau testament est écrit en grec et non en hébreu et que par conséquent nous aurons du mal à faire cette associations quatre mots dans le nouveau testament sont utilisés pour délivrance et le seul mot qui comme yeshoua désigne aussi bien une personne qu'une action c'est le mot « sotéria ».
Or ce mot vous le trouverez dans le livre des actes des apôtres au chapitre 7 dans la prédication d’Etienne le diacre.
Alors qu’Etienne est accusé de blasphème parce qu'il tient Jésus-Christ pour le fils de Dieu, il emploi dans sa prédication ce mot « sotéria » qui désigne le Sauveur et son Salut en se référant à la scène d'exode 14 verset 13.

Mais le plus extraordinaire dans l'action d’Etienne, c’est qu'il suit précisément l'ordre de Moïse qui est de « Regardez la délivrance que l'Eternel fera en ce jour ».

Alors que les invectives, les railleries se faisaient entendre,
Alors que heurtés par les pierres qui brisaient ses os et meurtrissaient sa chaire,
Alors que la mort tirait de toutes ses forces son corps vers le séjour des morts,
Etienne selon actes des apôtres 7:55
« Mais Etienne, rempli du Saint-Esprit, et fixant les regards vers le ciel,
vit la gloire de Dieu et Jésus debout à la droite de Dieu. »

Le merveilleux message du texte est que ce Jésus qui nous est présenté ici, ce Jésus qui fait l'objet de la contemplation d’Etienne, n'est pas la dépouille inanimée, ensanglantée, suspendue sur une croix que certaines églises idolâtrent, non ce Jésus est bel et bien vivant et debout à la droite du Père.

Sans jamais négliger, renier ou oublier l'œuvre réalisée à la croix nous devons tourner nos regards vers ce Jésus vivant ; c’est lui que nous devons contempler.

ET l'autre mystère ici, c'est que cette contemplation qui procède de la foi permet de supporter les épreuves les plus terribles Anania Mischael et Azaria dans la fournaise ardente, en on fait l'expérience, Daniel dans la fosse aux lions en a fait l'expérience, les apôtres ont eux aussi vaincus, bien qu'ils perdirent la vie ?
Bon nombre de nos grands réformateurs ont aussi vécus ces calvaires, mais en contemplant Jésus-Christ celui qui est debout à la droite du Père, la victoire leur était assurée, tout comme elle nous est assurée aujourd'hui.

La conclusion de ce message est que dans notre marche vers la sainte cité, nous n'avons pas a craindre les assauts de l'ennemi, car notre guide est digne de confiance, nous sommes tous invités à entrer dans ce cortège de vie qu'est l'église et à y demeurer quel que soit nos épouvantails dans une ferme unité.
En contemplant celui qui après avoir par sa vie témoigner de l'amour du Père, après avoir, par son sang précieux à la croix, expié les péchés de chacun de nous, Jésus-Christ dans sa gloire, se tient debout à la porte prêt à rencontrer son peuple.
Alors tenons-nous prêt à l'accueillir dans la piété, dans la joie, dans la louange et dans la sainteté.

Prédication du 15 Nov 2014  -  Eglise Adventiste de Puiseux Pontoise
Baddy-Dega Moîse