Soyez sobres, tempérants, bien éveillés, lucides ! Veillez ! Votre ennemi , le diable, rôde comme un lion rugissant, cherchant qu'elqu'un à dévorer. Résistez-lui en demeurant ferme dans la foi. Rappelez-vous que vos frères, dans le monde entier, passent par les même souffrances. (1.Pierre 5 : 8,9)

Dès l'instant où nos premiers parents prirent possession de cet endroit magnifique que Dieu, Le Créateur de toutes choses leur avait préparé, Celui-ci prit grand soin de mettre en évidence la notion de ce qui est : l'utile dans le coeur de sa créature. Sur ce, le verset qui introduit ce texte, et qui lui,est tiré de la première épitre de Pierre, est probablement l'une des principales recommandations qu'Il leur donnât. Cet avertissement implique à la fois, une réflexion dans l'approche et une tenue dans l'exquis, où le plaisir d'y jouir ne mène pas forcément à l'idéal, c'est à dire, à l'objectif fixé par le divin. Pourquoi l'homme s'est-il donc détourné de cette voie toute tracée et préféra t-il donner la priorité à ses sens ?

Il est interréssant de comprendre ici que la notion de la liberté de choix est un acquis et, ce don spirituel n'est pas à fortiori, ou devrai-je dire, ce n'est pas là, une volonté affichée de Dieu pour contrôler son chef-d'oeuvre, ni une façon détournée pour le réduire à une obéissance systématique.

Devenu par la force des choses esclave de lui-même l'homme paye depuis la nuit des temps un lourd tribut à sa propre personne qui ne cesse d'augmenter l'addition, ce qui est, ma foi, l'une des conséquences du choix irréfléchi de nos premiers parents. Malheureusement pour lui, la chair a pris le dessus sur l'esprit qui, submergé de toute part, telle une coque à la dérive, subit les assauts répétés d'un appétit devenu de plus en plus féroce. Désemparé, le désespéré s'écrit : « Qui me délivrera de ce pesant fardeau? »

En vérité, en vérité ! Le Créateur, dans sa mansuétude répond le plus souvent que lorsque le désespoir de l'individu se fait jour. Dans sa clémence miséricordieuse, Dieu, inocule dans son esprit cet antidote d'en haut, autre fruit de l'Esprit, qui est la tempérance. Ainsi, tel un régulateur de vie, la tempérance a cette fonction spirituelle par excellence, qui est le filtrage du flux noir des données psychiques et spirituelles. Son rôle consiste à coordonner l'ensemble de l'opération de sauvetage, qui placera ensuite l'affecté sur la voie de la réconciliation et du bonheur, en Christ Jésus. La tempérance est aussi la balance muti-fonctionnelle de l'âme, elle pèse, jauge et trie toutes les données qui lui parviennent, débarrassant, de ce fait, le siège de la pensée, des encombrants en tous genres. Tous, nous avons la possibilité de disposer de ce don de Dieu, fruit de l'Esprit.

Malheureusement, seuls les humbles en font bon usage ; afin de parfaire leur sanctification et honorer Dieu en lui donnant la première place en toute chose, ils se l'approprient en se faisant violences. Oui ! Seuls les plus audacieux, les plus persévérents y parviennent.

Ce que Dieu veut, c'est votre sanctification ; c'est que vous vous absteniez de l'impudicité ; c'est que chacun de vous sache posséder son corps dans la sainteté et l'honnêteté, sans vous livrer à une convoitise passionnée,...(1.Thessaloniciens.4 : 3-5)

Seigneur remplis-nous de ta sainte tempérance !

M COLOSSE